
Lors d’un point de presse tenu le dimanche 7 septembre à Beni, dans le Nord-Kivu, le centre de recherche Ubuntu Panafrika a souligné qu’« il s’agit d’une malédiction pour un peuple d’attendre la sécurité d’un étranger. La sécurité ne s’importe pas, elle se construit plutôt par la collaboration civilo-militaire ».
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la présentation d’une lettre ouverte au président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC), en marge de la Journée internationale de lutte contre le terrorisme, célébrée chaque année le 11 septembre. Dans ce document, Ubuntu Panafrika affirme son soutien aux efforts du chef de l’État et des forces armées pour défendre la patrie et contenir le terrorisme des Forces démocratiques alliées (ADF).
Par cette prise de position, Ubuntu Panafrika dénonce la dépendance persistante de la RDC vis-à-vis des forces étrangères pour la sécurisation du territoire. Ses membres estiment que seule une mobilisation interne, fondée sur la confiance entre l’armée et la population, peut garantir une sécurité réelle et durable.
Ubuntu Panafrika asbl, centre de recherche et de réflexion panafricaine, est une organisation non gouvernementale de droit congolais active dans la construction de la paix, l’encadrement de la jeunesse, la promotion de l’agriculture et la sécurité participative. À travers son projet « Où est ma pierre dans la construction de la sécurité ? », l’organisation sensibilise et mobilise les communautés pour renforcer la coresponsabilité civilo-militaire dans la lutte contre le terrorisme, en particulier celui des ADF, et pour promouvoir la coproduction de la sécurité dans les zones affectées.
Le centre de recherche Ubuntu Panafrika exhorte les Congolais à « s’approprier leur destin », rappelant que l’histoire des grandes nations s’est construite grâce à la détermination de leurs peuples. Dans un contexte marqué par l’insécurité chronique dans l’Est du pays, Ubuntu Panafrika estime que le moment est venu de bâtir une sécurité souveraine, fondée sur la solidarité nationale et les valeurs du panafricanisme.
Remias Sumaïli