
Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, est secoué par une série d’exactions commises par des groupes armés récemment installés depuis le Nord-Kivu. Ces milices, dont certaines issues des rangs Wazalendo, se sont implantées dans les chefferies de Babila-Babombi et de Bakwanza, multipliant les violations des droits humains.
Le 5 janvier 2026, à Mamulembo, deux civils ont été arrêtés arbitrairement par des combattants Wazalendo. L’un d’eux est décédé après avoir été torturé dans un cachot, sans qu’aucune enquête n’ait été ouverte.
Dix jours plus tard, le 15 janvier, un paysan nommé Dona a été enlevé dans son champ à Kibenete, à l’est de Biakato. Plus récemment, le dimanche 18 janvier, deux factions Wazalendo se sont affrontées sur le site minier d’Elota, dans le groupement Bakaheku. L’accrochage a fait des victimes et entraîné le pillage de biens matériels ainsi que de quantités importantes d’or.
Selon la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) Mambasa, douze groupes armés sont actuellement actifs dans le groupement Bakaheku, quatre dans celui de Bangole et deux dans la chefferie de Babila-Bakwanza. Ces milices exploitent illégalement l’or, le coltan, le bois et les planches, tout en imposant des exactions aux civils.
Face à cette insécurité, la CRDH interpelle les autorités nationales et provinciales. Elle exige une traque systématique de ces groupes armés afin de restaurer la paix et garantir la sécurité des habitants. « La population a droit à la paix », insiste Ram’s Malikidogo, représentant de la CRDH à Mambasa.
Justin Mupanya