
La situation sanitaire au centre de santé de référence d’Héringé, dans la région d’Eringeti, demeure extrêmement préoccupante. Le notable local Bravo Vukulu se dit vivement alarmé par les conditions difficiles dans lesquelles les femmes enceintes sont prises en charge, dénonçant une incapacité manifeste de la maternité à répondre aux besoins de la population.
Selon ses déclarations, la maternité d’Héringé souffre d’un déficit criant de capacité d’accueil. Pourtant, d’après les rapports des infirmiers locaux, plus de 120 accouchements y sont enregistrés sur une période donnée, une charge largement supérieure aux possibilités réelles de la structure sanitaire. Cette situation soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect des normes et principes sanitaires lors de la prise en charge des femmes en travail.
« Comment ces mamans sont-elles admises dans ces conditions ? Peut-on encore parler du respect des règles sanitaires ? », s’interroge le notable, qui évoque un véritable calvaire pour les parturientes.
À cette problématique s’ajoute l’absence de morgue à Héringé et dans les localités environnantes, notamment Bandougou. Bravo Vukulu explique que les familles endeuillées sont contraintes de parcourir 40 à 50 kilomètres pour déposer ou retirer les corps, une situation qu’il qualifie d’exceptionnelle et de dangereuse. Il souligne que ces longs déplacements exposent la population à des accidents graves, causant parfois des handicaps permanents, voire des pertes en vies humaines.

Face à ce tableau sombre, Bravo Vukulu lance un appel aux autorités compétentes et aux partenaires, surtout dans le contexte de la réouverture de la route Eringeti–Héringé. Il plaide pour la construction urgente d’une nouvelle maternité afin de répondre aux besoins sanitaires des femmes, ainsi que pour l’édification d’une morgue moderne, afin de soulager durablement les souffrances de la population locale.

Pour ce notable, il s’agit d’une priorité humanitaire qui nécessite des réponses concrètes et immédiates.
Justin Mupanya