
Les attaques répétées attribuées aux rebelles ADF dans le groupement Mwenye, zone de santé de Biena, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, ont entraîné la fermeture d’au moins cinq centres de santé. Plusieurs postes de santé ont également cessé leurs activités. Cette situation plonge la zone dans une crise sanitaire.
Les malades, le personnel soignant et plusieurs familles ont quitté la zone pour se réfugier dans des endroits jugés plus sûrs, par crainte de nouvelles attaques. Selon Muhindo Mudekwa Jérémie, infirmier responsable du centre de santé de Ngubi, ces fermetures font suite aux massacres ayant coûté la vie à 21 civils en l’espace de dix jours. Il précise que la reprise des activités sanitaires dépendra du rétablissement de la sécurité.
Ce vendredi 23 janvier, les activités sanitaires et socioéconomiques sont restées paralysées dans le groupement Mwenye, en chefferie de Baswagha. Des sources locales lient cette situation à l’insécurité persistante causée par les attaques contre les civils. Le Comité de protection civile de Baswagha alerte sur les conséquences humanitaires de cette insécurité.
Son président, Vianney Kitswamba, craint une aggravation de la situation, alors que de nombreux habitants fuient vers des zones plus sûres, abandonnant leurs biens. Il appelle les autorités compétentes à intervenir d’urgence pour protéger la population et restaurer la sécurité.
Justin Mupanya