
Les déplacés installés sur le site de Kibonge, dans la chefferie des Basili au sud du territoire d’Irumu, vivent une situation humanitaire alarmante. Selon le président du site, Kora Senge Tabani, aucune aide n’a été reçue depuis le mois d’août, après l’arrêt de l’appui du Programme Alimentaire Mondial (PAM).
Cette interruption a aggravé la malnutrition déjà présente parmi les familles déplacées. Les conditions de vie se détériorent de jour en jour : manque de nourriture, absence d’abris adéquats et difficultés d’accès à l’eau. « Depuis le mois d’août jusqu’à aujourd’hui, nous souffrons énormément à cause de la faim. Les femmes et les enfants vivent dans des conditions très pénibles », témoigne Kora Senge Tabani.
Les enfants sont les plus touchés. Certains tombent malades, d’autres n’ont même plus la force de se lever. Les familles passent des nuits le ventre vide et font face à des maladies liées aux mauvaises conditions de vie. Des cas de malnutrition sévère sont signalés, affectant gravement la croissance et la santé des plus jeunes.
Le président du site déplore également l’absence d’une équipe médicale régulière pour prendre en charge les malades. « Nous lançons un appel aux autorités et aux responsables pour qu’ils ne nous oublient pas », insiste-t-il, soulignant l’urgence d’une intervention afin d’éviter une catastrophe humanitaire.
Les déplacés de Kibonge exhortent le gouvernement et les organisations humanitaires à rétablir l’assistance alimentaire et sanitaire, et à trouver des solutions durables pour améliorer leurs conditions de vie.
Justin Mupanya