
La multiplication des cachots illégaux installés par certains éléments des FARDC et des groupes dits Wazalendo dans différentes positions de la chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, suscite une vive inquiétude au sein de la population locale.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces lieux de détention informels seraient utilisés pour procéder à des arrestations arbitraires suivies de détentions illégales de civils. Les personnes interpellées y subiraient souvent des traitements jugés inhumains et dégradants avant d’être contraintes de verser d’importantes sommes d’argent, qualifiées d’amendes, pour obtenir leur libération.
Des sources locales indiquent également que certaines victimes peuvent être maintenues en détention pendant plusieurs jours, parfois jusqu’à deux semaines, sous prétexte qu’elles n’ont pas encore satisfait aux exigences financières imposées par leurs geôliers.
Plus préoccupant encore, des mineurs figureraient parmi les personnes détenues dans ces cachots, parfois enfermés avec des adultes accusés de divers délits, les exposant ainsi à de graves risques.
Face à cette situation, l’Association pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (APDEF)/Mambasa appelle les autorités compétentes à intervenir en urgence. L’organisation plaide pour la suppression immédiate de ces cachots illégaux ainsi que pour l’arrestation des personnes impliquées dans leur gestion.
« Nous alertons les autorités afin qu’elles prennent des mesures rapides pour mettre fin à ces pratiques et soulager la population victime de ces abus », a déclaré Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’APDEF à Mambasa.
La société civile locale espère désormais une réaction rapide des autorités afin de garantir le respect des droits fondamentaux des citoyens dans cette partie de la province de l’Ituri.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku