
Les habitants de l’agglomération de Njiapanda, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), ont élevé le ton face à la montée inquiétante de la criminalité sociale dans leur milieu. Réunis en assemblée générale extraordinaire ce dimanche 19 avril 2026, ils ont unanimement accordé un ultimatum de deux semaines pour mettre fin à la commercialisation du chanvre et d’autres substances illicites, ainsi qu’à l’exploitation des filles mineures dans des maisons de tolérance.
Cette rencontre a rassemblé différentes couches de la population, aux côtés des autorités locales et des services étatiques, dans l’objectif de définir des stratégies concrètes pour éradiquer ces pratiques qualifiées « d’antivaleurs ».
Préoccupés par les conséquences sur la santé mentale et l’avenir des enfants et des jeunes, les participants ont appelé à une mobilisation générale. Ils ont notamment insisté sur le rôle déterminant des services de sécurité dans l’application stricte de la loi.
Selon plusieurs intervenants, la vente de produits narcotiques et l’exploitation des mineurs sont devenues des activités lucratives dans la zone, au détriment de l’éducation et du bien-être des enfants, dont la place devrait être à l’école.
La population exige par ailleurs des sanctions exemplaires contre les auteurs de ces pratiques illégales, afin de dissuader toute récidive.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku