
À l’approche de la rentrée scolaire fixée au 1er septembre 2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a annoncé une mesure exceptionnelle destinée aux zones les plus exposées à l’épidémie d’Ebola.
Dans ces territoires classés à haut risque, les cours ne reprendront pas de manière traditionnelle. Le gouvernement met en place un système d’enseignement à distance simplifié, pensé pour s’adapter aux réalités locales. Ce modèle repose sur des cahiers d’exercices imprimés, distribués directement aux élèves, et sur des émissions radiophoniques éducatives qui serviront de guide pour les familles. Les enseignants assureront la distribution et le suivi des activités, avec un renouvellement des contenus toutes les quatre semaines.

La ministre a insisté sur le caractère pragmatique de cette approche. « Nous voulons éviter que les enfants soient totalement coupés de l’école. Même à domicile, ils doivent rester actifs et continuer à acquérir les bases essentielles », a‑t‑elle expliqué, en soulignant que ce dispositif ne nécessite ni internet ni matériel coûteux.
Ce programme concerne les zones de santé dites “rouges”, où le risque de transmission est jugé élevé. La durée initiale est fixée à quatre semaines, après quoi une évaluation sera menée pour décider de la suite de l’année scolaire. Les autorités espèrent ainsi maintenir la continuité pédagogique tout en protégeant les élèves des risques liés à la maladie.
La surveillance communautaire aux frontières constitue également un volet important de cette stratégie. Les mouvements réguliers entre la RDC et l’Ouganda seront suivis de près afin de limiter la propagation transfrontalière. Cette approche illustre la volonté du gouvernement de conjuguer protection sanitaire et maintien de l’éducation, dans un contexte où plus de 5 000 cas confirmés et 2 300 décès liés à Ebola ont été recensés, principalement en Ituri.
Justin Mupanya