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J.I de lutte contre le terrorisme : Ubuntu Panafrika adresse une lettre ouverte à Félix Tshisekedi et propose des pistes pour éradiquer les ADF

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le terrorisme, célébrée chaque année le 11 septembre, le centre de recherche Ubuntu Panafrika asbl a adressé une lettre ouverte au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, afin de saluer les efforts des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la lutte contre le terrorisme des ADF et de proposer de nouvelles pistes de mobilisation citoyenne.

Dans son message, Ubuntu Panafrika exprime son soutien aux FARDC et aux Wazalendo, engagés sur le front contre les ADF dans l’Est du pays. L’asbl insiste sur l’importance d’un « mariage civilo-militaire » pour bâtir une sécurité durable :

« La sécurité n’est pas un produit importé. Elle est le fruit de la coresponsabilité entre le peuple et son armée », souligne l’asbl.

Active depuis trois ans dans les zones touchées par le terrorisme (Watalinga, Beni, Lubero, Bunia, Mambasa, Irumu…), Ubuntu Panafrika met en œuvre le projet “Où est ma pierre dans la construction de la sécurité ?”, en partenariat avec le Service d’Éducation Civique, Patriotique et d’Actions Sociales (SECAS-FARDC). Ce projet vise à transformer les communautés victimes en coproductrices de sécurité, à travers la sensibilisation, la planification conjointe, la dénonciation anonyme et l’appui logistique.

Dans sa lettre, l’ONG recommande la création d’un programme national multisectoriel baptisé “Wapi Jiwe Langu kwa Usalama wa Kongo” (« Où est ma contribution à la sécurité de la RDC ? »). Celui-ci devrait être intégré dans l’éducation civique et citoyenne et impliquer plusieurs ministères (Éducation, Défense, Intérieur, Jeunesse, Communication, Plan).
Ubuntu Panafrika plaide également pour que les ONG locales et internationales consacrent 10 % de leur budget à la sensibilisation sur la coresponsabilité citoyenne en matière de sécurité.

Enfin, Ubuntu Panafrika appelle les députés, les églises et la société civile à soutenir cette démarche afin que « la sécurité cesse d’être la charge des seules autorités civiles et militaires, mais devienne l’affaire de tous et à tous les niveaux ».

La rédaction

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