
Le village Byambwe, chef-lieu du groupement Manzia, en chefferie des Baswagha, dans le territoire de Lubero, est depuis quelques jours dans un climat de calme précaire à la suite d’une incursion attribuée aux éléments de l’ADF. L’attaque a visé le village de Kasalala, situé à environ deux kilomètres de cette agglomération.
Selon un bilan provisoire dressé par la société civile locale, cette attaque sanglante a fait quatre morts parmi les civils, en plus de plusieurs personnes portées disparues. Malgré une accalmie apparente, la psychose demeure au sein de la population.
Des informations faisant état de mouvements suspects continuent d’être signalées dans les environs, laissant craindre une présence persistante des assaillants, qui circuleraient « en électron libre » dans cette partie du territoire de Lubero.
Les habitants dénoncent un sentiment d’abandon sécuritaire, jugeant inadmissible que des civils continuent d’être tués malgré les multiples alertes adressées aux services de sécurité.
Face à cette insécurité, plusieurs familles sont contraintes de quitter leurs domiciles chaque soir pour se réfugier dans des quartiers jugés relativement plus sûrs. Elles y passent la nuit dans des conditions précaires, une situation qui accentue le coût de la vie et la vulnérabilité des ménages.
Par ailleurs, les activités socio-économiques, en particulier agricoles, sont fortement perturbées depuis le mardi 13 janvier 2026. Vivant essentiellement de l’agriculture, la population n’ose plus se rendre aux champs, par crainte de tomber dans des embuscades tendues par les assaillants.
Un habitant de la place, ayant requis l’anonymat, appelle les services de sécurité à revoir leur stratégie opérationnelle, afin d’assurer une protection efficace des populations civiles, notamment le long de l’axe Butembo–Manguredjipa, régulièrement ciblé par des attaques armées.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku