L'information est notre priorité

Lubero : le bilan des attaques de l’ADF à Bapakombe s’alourdit à 21 morts

Le bilan provisoire des attaques simultanées perpétrées contre trois villages du groupement Bapakombe, en secteur des Bapere, territoire de Lubero, s’est alourdi à 21 morts, après la découverte de nouveaux corps par la population locale et des volontaires dépêchés dans la zone le dimanche 8 février.

Selon des témoignages recueillis par Radio-oasis.cd, certaines victimes ont été enterrées sur les lieux du drame, tandis que d’autres corps ont été ramenés dans leurs familles respectives pour des inhumations organisées le même jour. Parmi les personnes tuées figurent cinq membres d’une même famille, rapporte une source locale.

Le bilan pourrait encore s’aggraver, plusieurs personnes étant toujours portées disparues dans cette entité rurale.

Outre les pertes en vies humaines, cette incursion armée a fortement perturbé les activités agricoles et a causé plusieurs dégâts matériels. Les habitants déplorent la destruction des récoltes de riz en cours de moisson ainsi que des haricots déjà mûrs, dont une partie avait pourtant été récoltée. Des stocks de vivres ont été incendiés par les assaillants, accentuant la précarité des ménages.

Cette situation risque d’aggraver la vulnérabilité alimentaire de la population locale, déjà confrontée à une insécurité persistante.

Face à la menace, des mouvements de déplacement vers des zones supposées plus sécurisées se sont poursuivis tout au long de la journée de dimanche, selon plusieurs sources locales.

La société civile du noyau du secteur des Bapere condamne fermement la non-intervention des forces de sécurité, affirmant que des alertes avaient été émises avant les attaques.

Pour rappel, les villages agricoles de Mambimbi, Isigo et Boti, situés dans une même zone, ont été attaqués par des présumés rebelles des ADF dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février. Un premier bilan faisait état d’au moins 14 personnes tuées.

Thanks-Aiglon Mukanda Paluku

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *