
Les activités socio-économiques ont été fortement perturbées ce mercredi à Manguredjipa, chef-lieu du secteur des Bapere, à la suite des violences survenues lors d’une manifestation organisée de manière improvisée par des femmes la veille.
Les corps des victimes, tuées par balles alors qu’elles manifestaient pour dénoncer l’insécurité persistante et l’inaction des autorités, ont été enterrés mercredi soir à l’ancien cimetière public de Ngoma à Manguredjipa. L’inhumation a eu lieu sur ordre des autorités compétentes, qui affirment déjà être à pied d’œuvre pour faire la lumière sur ces événements.
Selon la société civile locale, l’enterrement pourrait intervenir après qu’une délégation des autorités provinciales ou nationales aura effectué une descente sur le terrain afin de trouver une solution durable aux préoccupations de la population et de sanctionner les auteurs des violences.
En conséquence, de nombreuses boutiques et maisons de commerce sont restées fermées ce mercredi, paralysant l’activité économique de la ville.
Les étudiants originaires de Manguredjipa vivant à Butembo ont exprimé leur vive condamnation des violences qui ont coûté la vie à des civils paisibles.
Monsieur Kasereka Karafuli, porte-parole du collège des étudiants de l’axe Manguredjipa depuis Butembo, a dénoncé les pertes humaines et matérielles subies par la population.
Pour rappel, deux civils ont été tués et trois autres blessés par balles, dont un bébé, lors de ces incidents. D’importants dégâts matériels ont également été signalés, notamment à la résidence du chef de secteur des Bapere.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku