
Plusieurs jours après l’incursion meurtrière des rebelles des ADF survenue lundi dernier à Babesua, dan la province de l’Ituri, la situation humanitaire et sécuritaire reste préoccupante. Aucune intervention significative des autorités publiques n’a, jusque-là, été déployée pour sécuriser la zone ni pour traquer les assaillants, selon des sources de la société civile.
Dans une alerte rendue publique ce mercredi soir, Me Jospin Paluku Mbowa, coordinateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans le territoire de Mambasa, dénonce une atteinte grave au droit à la dignité humaine. Il fait état de plusieurs corps de victimes encore abandonnés sur les lieux du drame.
« À part quelques corps récupérés par les membres des familles, plusieurs autres restent étendus au sol. Dans un état de décomposition avancée, ils sont exposés aux animaux errants », alerte-t-il.
Cette situation, jugée choquante par les acteurs locaux, contraste avec les dispositions constitutionnelles et légales en République démocratique du Congo, qui garantissent le respect de la dignité humaine, y compris après la mort.
Face à l’urgence, la société civile indique avoir saisi la Croix-Rouge. L’organisation humanitaire s’est mobilisée pour intervenir sur le terrain. Son déploiement sera assuré sous la protection des éco-gardes de la Réserve de faune à okapis (RFO), dans une zone encore jugée sensible sur le plan sécuritaire.
En attendant une réponse plus large des autorités, les populations locales restent dans l’angoisse, réclamant à la fois la sécurisation de leur milieu et un traitement digne des victimes.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku