
La coordination de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du secteur Ruwenzori a lancé une alerte sur la dégradation inquiétante de l’accès à l’eau potable dans les agglomérations de Mutwanga, Nzenga et Bulongo, en territoire de Beni.
Selon Meleki Mulala, coordonnateur de la NSCC-Ruwenzori, plusieurs bornes fontaines publiques sont à sec depuis trois à quatre mois, tandis que certaines installations sont fermées depuis plus de deux mois sans explication. Malgré les démarches entreprises auprès de l’UHSS, l’organisation en charge de la gestion de l’eau, aucune amélioration significative n’a été constatée depuis plus d’une année et demie.

Face à cette crise, la société civile demande au chef du secteur Ruwenzori de réexaminer le contrat liant l’UHSS à la gestion de l’eau potable et d’envisager son annulation, appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour garantir l’accès à l’eau, et plaide pour qu’une structure plus compétente et responsable soit mise en place afin d’assurer ce service vital.
Meleki Mulala dénonce également le coût élevé des abonnements aux bornes privées, variant entre 250 et 300 dollars américains, ainsi que le manque de techniciens qualifiés pour assurer correctement les travaux hydrauliques. Pour lui, cette situation expose les populations locales à de graves risques sanitaires et contraint femmes, enfants et personnes âgées à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau.
En conclusion, la NSCC appelle les habitants de Mutwanga, Nzenga et Bulongo à rester mobilisés et solidaires afin que des solutions durables soient rapidement mises en œuvre.
Justin Mupanya