
Une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a visé dans la nuit du 23 au 24 février un convoi rebelle près de Rubaya. L’opération a coûté la vie à Willy Ngoma, porte‑parole militaire de l’Alliance Fleuve Congo/M23, figure emblématique de la rébellion.
Selon des sources locales concordantes, plusieurs officiers du mouvement auraient également péri, tandis que le chef militaire du M23, Sultani Makenga, serait grièvement blessé. Aucune confirmation officielle indépendante n’a encore été donnée sur son état.
La disparition de Willy Ngoma représente un coup dur pour la hiérarchie du M23. Porte‑parole militaire, il incarnait la stratégie de communication du mouvement et figurait parmi ses cadres les plus exposés. Déjà sanctionné en 2023 par les États‑Unis pour des violations graves des droits humains, il était considéré comme l’un des visages les plus visibles de la rébellion.
Cette frappe illustre une évolution tactique des FARDC, qui recourent désormais à des opérations ciblées contre les responsables rebelles. Elle envoie un signal fort : la hiérarchie du M23 n’est plus hors d’atteinte. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle a suscité de vives réactions, certains y voyant une démonstration de fermeté de l’État congolais face aux groupes armés.
Au‑delà de son impact militaire immédiat, l’opération revêt une portée symbolique. Elle intervient dans un contexte d’intensification des combats malgré les initiatives diplomatiques pour instaurer un cessez‑le‑feu durable.
Justin Mupanya