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Nord-Kivu : la persistance de l’insécurité freine le bon déroulement de la rentrée scolaire à Lubero

La rentrée scolaire a été effective mais très timide dans certaines agglomérations de la sous-division éducationnelle de Njiapanda, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). L’insécurité persistante, marquée par l’activisme des rebelles ADF, continue de perturber gravement le fonctionnement normal des écoles dans plusieurs zones. À Njiapanda, dans le groupement Manzia, les cours ont repris le mardi 6 janvier 2026, après les vacances des festivités de fin d’année. Toutefois, la présence des élèves est restée très faible.

À l’école primaire Kabuhiro, seulement huit écoliers ont répondu présents. La même situation a été observée dans les écoles primaires Mambowa, Njiapanda et Maboma, ainsi que dans certains établissements secondaires, où quelques apprenants ont été visibles, mais à un taux extrêmement faible. Dans l’agglomération de Kambau, la reprise a également été signalée, mais sans réel engouement des élèves et des enseignants.

Par contre, la rentrée scolaire est restée hypothétique, voire inexistante, dans les zones récemment attaquées par les ADF. À Manguredjipa, chef-lieu du secteur des Bapere, aucun élève n’a été aperçu dans les établissements scolaires. La situation est identique à Byambwe, chef-lieu du groupement Manzia, où les écoles sont restées fermées en raison de la peur généralisée au sein de la population.

Selon plusieurs chefs d’établissements situés dans des zones jugées relativement sécurisées, l’espoir demeure de voir un afflux progressif d’élèves et d’enseignants dans les jours à venir. L’objectif est de tenter de rattraper les 41 jours de cours perdus depuis le mois d’octobre dernier, conséquence directe des multiples exactions contre les populations civiles.

Face à cette situation préoccupante, les autorités éducatives de la sous-division de Njiapanda lancent un appel aux parents, les invitant à envoyer leurs enfants à l’école dès ce mercredi 7 janvier 2026, dans les zones où la sécurité le permet.

Pour mémoire, les activités scolaires avaient été suspendues avant les dernières vacances, au lendemain des tueries de civils à Byambwe, dans la chefferie des Baswagha, en territoire de Lubero.

Thanks Aiglon Mukanda Paluku

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