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Ituri : plus de 30 civils tués par l’ADF, des corps découverts en série à Mambasa

La situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, demeure extrêmement préoccupante à la suite de la découverte de plus de trente (30) corps sans vie de civils, attribués aux violences des rebelles présumés ADF. En effet, le 23 mai 2026, dix-sept (17) corps ont été retrouvés dans un champ du village Kidini, cellule Mongalyema, groupement Andifele, chefferie des Walese-Karo. Parmi les victimes figurent huit (8) pygmées ainsi que le chef de cellule Kamate Ekiya Paluku, des civils qui auraient été enlevés lors des récentes incursions meurtrières à Darsalam, Muchanga et Mutufei.

De même, la veille, soit le 22 mai 2026, quinze (15) autres corps avaient déjà été découverts puis inhumés dans les environs du village Alima. Selon les informations recueillies auprès de sources locales de monitoring, dix (10) corps ont été retrouvés à Kaseli, dans un champ appartenant à Monsieur Loti Sec, membre de la FEC Alima, tandis que cinq (5) autres corps ont été découverts dans un autre champ situé à Kasaï. Ces victimes seraient également tombées lors d’une attaque attribuée aux ADF, confirmant ainsi la persistance des violences dans cette zone.

Par ailleurs, dans un contexte marqué par cette série de massacres, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en coalition avec l’armée ougandaise (UPDF), ont déjà lancé des opérations de traque systématique contre les présumés rebelles ADF. La bonne nouvelle a été rapportée ce samedi 23 mai 2026 par Monsieur Zephanie Kathaliko, défenseur des droits humains en territoire de Mambasa. Tout en déplorant les pertes en vies humaines enregistrées entre le 5 et le 19 mai dernier, notre source appelle la population à collaborer étroitement avec la coalition FARDC-UPDF, notamment en dénonçant tout mouvement suspect de l’ennemi.

Cependant, malgré ces opérations militaires en cours, la situation sur le terrain reste dramatique. Face à cette nouvelle tragédie, l’ONGDH PROTECTION PLUS, par la voix de son facilitateur et défenseur des droits humains Me John Vuleveryo Musombolwa, exprime sa profonde indignation et alerte sur la dégradation continue de la sécurité dans plusieurs zones de Mambasa. L’organisation estime que ces massacres traduisent une vulnérabilité persistante des populations civiles, souvent prises au piège des affrontements et des attaques répétées.

En conséquence, PROTECTION PLUS précise que le bilan reste provisoire, plusieurs zones demeurant inaccessibles en raison de l’insécurité, ce qui pourrait encore alourdir le nombre de victimes. L’organisation appelle ainsi à un renforcement urgent des dispositifs sécuritaires, à l’intensification des opérations militaires conjointes, à une assistance humanitaire immédiate aux familles endeuillées, ainsi qu’à une implication accrue des autorités pour restaurer durablement la paix dans la région.

Roger Kakulirahi

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