
Une nouvelle attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) a endeuillé la population du secteur de Beni-Mbau, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. L’incursion armée s’est produite dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2026 à Mbau-Kitoho, causant la mort d’au moins huit civils, selon un bilan provisoire communiqué par des sources locales.
D’après les premières informations recueillies auprès de la société civile du groupement Batangi-Mbau ainsi que des autorités locales, les assaillants ont fait irruption dans la zone de Matete, située à l’entrée de l’axe routier Mbau-Kamango, à proximité d’une école primaire de la localité de Kelekele.
Les hommes armés, présumés appartenir au mouvement rebelle ADF, auraient attaqué des habitants durant leur passage, provoquant une panique généralisée au sein de la population. Plusieurs personnes ont perdu la vie au cours de cette attaque, tandis que d’autres seraient portées disparues.
Le bilan humain reste toutefois provisoire et pourrait s’alourdir à mesure que les recherches se poursuivent dans la zone concernée. Des habitants et acteurs locaux continuent d’évaluer l’ampleur exacte des dégâts causés par cette incursion.
Outre les pertes en vies humaines, des dégâts matériels ont également été signalés. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certaines habitations ainsi que des biens appartenant à la population auraient été endommagés ou pillés par les assaillants.
Cette nouvelle tragédie intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant sur l’axe Mbau-Kamango, régulièrement ciblé par les attaques des groupes armés actifs dans la région. Malgré les opérations militaires menées conjointement par les forces congolaises et ougandaises dans le cadre de la mutualisation des efforts contre les ADF, les populations locales continuent de vivre sous la menace permanente des incursions rebelles.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent les autorités militaires à renforcer la présence des forces de sécurité dans les zones les plus exposées afin de prévenir de nouvelles attaques et d’assurer une meilleure protection des civils.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune communication officielle détaillée n’avait encore été publiée par les autorités militaires concernant les circonstances exactes de cette attaque ni le bilan définitif des victimes.
Elie Mariboyi