
À Beni, la Journée internationale de la coopération policière a été marquée ce lundi 7 septembre 2026 par un appel au renforcement de la confiance entre la Police et la population. Les participants ont insisté sur le dialogue, le respect des droits humains et la protection des personnes vulnérables comme leviers de lutte contre l’insécurité.
L’activité, organisée par la MONUSCO, s’est tenue autour du thème : « Protéger les personnes vulnérables, renforcer la confiance et la légitimité de l’action policière ».
Les échanges ont notamment mis en avant l’importance de la coopération entre les services de sécurité et la population dans la prévention de l’insécurité. Pour les participants, une meilleure collaboration avec les citoyens peut contribuer à renforcer la confiance envers les forces de l’ordre et à améliorer la sécurité dans la communauté.

Prenant part à cette activité, le représentant du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général Louis-Second Karawa, a appelé les policiers à placer la protection des personnes vulnérables et le respect de la dignité humaine au centre de leur mission.
Cet appel à une meilleure collaboration rejoint également les préoccupations des transporteurs. Tout en reconnaissant l’importance de leur coopération avec la Police de circulation routière (PCR), ces derniers déplorent certaines difficultés qui affectent leurs activités, notamment les taxations aux barrières et la multiplication des postes de contrôle.
Dieme Mutumwa, secrétaire-rapporteur de la plateforme des transporteurs et agences de voyages de Beni, a fait part de ces préoccupations lors des échanges.
Les personnes vivant avec handicap demandent davantage de protection
Les personnes vivant avec handicap ont, pour leur part, plaidé pour une attention particulière de la part des services de sécurité. Elles estiment être particulièrement exposées aux conséquences de l’insécurité et sollicitent davantage de protection et de prise en compte de leurs besoins spécifiques.

Au terme de la journée, les différents intervenants ont réaffirmé la nécessité de renforcer le dialogue et la collaboration entre la Police et la population. Une relation fondée sur la confiance, le respect des droits humains et la protection des personnes vulnérables est présentée comme un élément essentiel pour améliorer la sécurité au sein de la communauté.

L’activité s’est clôturée par la remise de vivres et de non-vivres à des familles vulnérables, notamment pour les accompagner durant la rentrée scolaire de leurs enfants.
Sixte Kalumendo