
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, a annoncé la suspension, pour une durée d’un mois, de toutes les taxes conventionnelles provinciales appliquées aux produits pétroliers. Cette décision intervient dans un contexte de grève des opérateurs pétroliers à Beni et vise à apaiser les tensions dans ce secteur.

Parmi les mesures annoncées figure également l’exigence d’une baisse du prix du carburant à la pompe, afin que la suspension de ces prélèvements profite directement aux consommateurs.
Selon le communiqué officiel lu par le directeur de cabinet du gouverneur, David Kamuha, cette suspension temporaire doit permettre aux autorités provinciales d’examiner les causes de la crise, de clarifier la gestion des taxes concernées et d’identifier les éventuelles responsabilités.
Des audits annoncés sur la gestion des taxes
En plus de la suspension des prélèvements, l’autorité provinciale a ordonné des audits sur l’ensemble des projets financés par la taxe conventionnelle depuis son institution.

Un audit approfondi de la perception de la taxe conventionnelle destinée à la reconstruction est également prévu. Ces vérifications devront notamment porter sur la collecte des recettes, leur affectation et l’utilisation des fonds mobilisés.
Cette initiative intervient alors que la fiscalité appliquée aux produits pétroliers figure au cœur des tensions entre les opérateurs économiques et les autorités.
Une baisse du prix à la pompe attendue
Le gouverneur militaire exige que la suspension des taxes conventionnelles se traduise par une diminution effective du prix du carburant à la pompe.
La mise en œuvre de cette instruction est particulièrement attendue par les automobilistes, les transporteurs, les commerçants et les autres usagers, dont les activités dépendent fortement de l’approvisionnement en carburant.
Les autorités provinciales appellent toutes les parties concernées à respecter strictement et immédiatement les décisions annoncées.
Une réunion prévue le 9 novembre
Le communiqué annonce par ailleurs une réunion le 9 novembre 2026, à l’issue de laquelle de nouvelles mesures pourraient être communiquées en fonction de l’évolution du dossier.
Cette rencontre devrait constituer une étape importante dans la recherche d’une solution durable à la crise qui perturbe le secteur pétrolier à Beni.
En attendant, la suspension des taxes pour un mois constitue une mesure provisoire dont les effets dépendront notamment de son application effective et des conclusions des audits annoncés.
La question reste désormais de savoir si ces décisions permettront de mettre fin à la grève, de favoriser la réouverture des stations-service et d’obtenir une baisse réelle du prix du carburant au bénéfice de la population.
Élie Mariboyi