
Plusieurs quartiers des agglomérations de Mutwanga et Nzenga, situés dans le groupement Bolema, secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni (Nord-Kivu), connaissent une grave pénurie d’eau potable. Cette situation est principalement due à la destruction répétée des conduites de distribution d’eau, selon le service de la Protection civile.
D’après Mambo Kalunga Kasereka, représentant de la Protection civile du groupement Bolema, les conduites sont régulièrement endommagées par le passage des véhicules et des motos. À cela s’ajoute l’exposition de certains tuyaux à la surface du sol, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux dégradations.
« Les conduites d’eau sont fréquemment cassées par les véhicules et les motos, tandis que d’autres tuyaux restent non couverts. Cette situation perturbe sérieusement l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs quartiers de Mutwanga et Nzenga », a-t-il expliqué.
L’organisation Union pour l’Humanité Saine (UHS), chargée de la desserte en eau potable dans la région, confirme que ces dégâts aggravent les pénuries déjà observées pendant la saison sèche. Son chargé de communication et chef du personnel, Georges Kinanga, appelle la population à s’impliquer dans la protection des infrastructures hydrauliques.
Selon lui, les conduites exposées devraient être enterrées afin de limiter les risques de destruction et d’assurer un approvisionnement régulier en eau potable au profit des habitants.
« La protection des installations est une responsabilité collective. Nous demandons à la population de contribuer à la préservation des conduites, notamment en évitant qu’elles restent exposées et en soutenant leur enterrement », a déclaré Georges Kinanga.
Face à cette situation, plusieurs ménages sont contraints de parcourir de longues distances à la recherche de points d’eau encore fonctionnels. Les autorités locales et les responsables de l’UHS espèrent une mobilisation communautaire afin de préserver les infrastructures existantes et rétablir durablement la desserte en eau potable dans les quartiers touchés.
Romulus Nzalumbo