
Les activités scolaires ont timidement repris ce lundi en commune de Bulongo, après plusieurs semaines de paralysie consécutives à la grève des enseignants.
Dans plusieurs établissements du centre scolaire de Bulongo, la reprise s’est faite au ralenti. Peu d’élèves ont répondu présents et seuls quelques enseignants ont été aperçus dans les salles de classe, traduisant une reprise encore hésitante.

Selon des sources locales, cette timidité s’explique notamment par un manque de communication officielle de la part du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) dans la sous-division de Bulongo. Bien que la reprise des cours ait été décidée lors d’une assemblée tenue la veille, l’information n’aurait pas été suffisamment relayée auprès des acteurs concernés.
À l’Institut Utaratibu, une école conventionnée kimbanguiste, les cours se sont déroulés au ralenti. Les rares élèves présents ont néanmoins été encadrés tout au long de la journée.
Même constat à l’Institut Bulongo, où quelques élèves visibles dès les premières heures de la matinée ont été pris en charge avant d’être renvoyés à leurs domiciles. Leur faible nombre a toutefois permis de relayer l’information sur la reprise auprès de leurs camarades.

Cette reprise timide a également été observée dans les écoles maternelles et primaires du centre scolaire. Dans certaines écoles primaires, les enseignants présents ont organisé des activités pédagogiques, notamment un concours de dictée initié par l’Inspection générale de l’enseignement.
Par ailleurs, les élèves finalistes de la 8ᵉ année de l’éducation de base ont été sensibilisés sur le choix de leur future option, en lien avec les résultats du Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnel (TENASOSP).
Malgré cette reprise progressive, le retour à la normale reste incertain dans la commune de Bulongo, où les séquelles de la grève continuent de peser sur le fonctionnement du système éducatif.
Elie Mariboyi