
Un homme a été retrouvé mort tôt le matin de lundi 11 mai 2026 dans une concession agricole située dans la notabilité de Wamba, villages Bapakombe Pendekali, groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.
La victime, identifiée comme Paluku Sabuni Jacques, âgé de 52 ans, travaillait comme ouvrier agricole dans une concession communément appelée « plantation Mufunza ». Selon des sources locales, son corps sans vie a été découvert aux environs de 6 heures du matin, à quelques mètres seulement de l’habitation principale de la concession.
D’après les premiers témoignages recueillis sur place, des hommes armés assimilés à des bandits auraient fait irruption dans la plantation dans la nuit du 10 au 11 mai. Leur objectif présumé était de retrouver le gérant de la concession. Ce dernier étant absent au moment des faits, les assaillants auraient pris pour cible l’un des travailleurs présents sur le site.
Monsieur Paluku Sabuni Jacques aurait été enlevé avant d’être exécuté sommairement à proximité de l’habitation. Une autre personne a également été blessée à la jambe lors de cette attaque.
Selon plusieurs sources locales, cet assassinat serait lié aux conflits fonciers récurrents qui secouent les concessions de Wamba depuis plusieurs mois.
Dans une déclaration rendue publique après le drame, la Société Civile Forces Vives du groupement Baswagha-Madiwe a condamné avec la dernière énergie cet acte qu’elle qualifie de barbare et lâche.
La structure citoyenne estime que les différends fonciers dans cette partie du territoire de Beni sont devenus une question capitale et explosive, appelant les autorités politico-administratives, judiciaires et sécuritaires à agir avec diligence et impartialité.
Elle dénonce également le silence assourdissant des autorités face à la dégradation de la situation foncière dans le groupement Baswagha-Madiwe, un silence perçu par une partie de la population comme une complicité passive.
La Société Civile réclame notamment :
l’ouverture immédiate d’enquêtes afin d’identifier les auteurs de ce meurtre ;
le renforcement des mesures de sécurité dans la zone ;
la suspension de toute transaction foncière litigieuse jusqu’à la clarification des limites et l’établissement des responsabilités.
« Si les conflits de terre ne sont pas traités maintenant, le groupement Baswagha-Madiwe risque de basculer dans un cycle de violences incontrôlables », avertit la société civile.
La même organisation s’interroge également sur la vente de certaines concessions à des personnes extérieures alors que des occupants locaux seraient disposés à les racheter.
La Société Civile a enfin présenté ses condoléances à la famille de la victime et annoncé qu’elle se réserve le droit de saisir les instances nationales et internationales de défense des droits humains.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku