
La coordination du Comité Associatif Résolu pour la Défense et la protection des Droits Humains (COARDHO) à Djugu alerte sur une série de violations graves des droits humains enregistrées au cours du mois d’avril. L’organisation cite notamment les déplacements forcés de civils, des massacres et des attaques contre les FARDC, attribués aux rebelles de la CRP.
Le coordonnateur, Benjamin Ngabu Nganru, appelle le gouvernement à renforcer les effectifs militaires pour assurer la protection des populations locales. Il demande également de clarifier le rôle des forces ougandaises présentes dans la zone, accusées de rester passives face aux combats et de ne pas soutenir les FARDC.
Par ailleurs, le COARDHO insiste sur la nécessité d’une aide humanitaire urgente en faveur des déplacés de Dz’na, Mbr’bu, Ugwaro et Linga, originaires de Bahema Nord et Badjere, qui manquent de nourriture, d’abris et de vêtements.

Cette déclaration met en lumière l’ampleur de la crise humanitaire et sécuritaire qui frappe le territoire de Djugu, et souligne l’urgence d’une réponse coordonnée pour protéger les civils et rétablir la dignité humaine.
Justin Mupanya