
La circulation reste fortement perturbée au niveau du pont Kibali, en territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele. Depuis plusieurs jours, des camions-citernes et autres engins lourds y sont immobilisés, certains depuis plus d’une semaine, en raison de contrôles administratifs jugés controversés par plusieurs acteurs locaux.

Cette situation a des répercussions directes sur les activités économiques de la zone. À proximité du pont, les conducteurs de taxis-motos, contraints d’abandonner leurs parkings faute de passage, dénoncent un manque à gagner important. Exaspérés, plusieurs d’entre eux ont manifesté leur colère mercredi 15 avril, allant jusqu’à brûler des pneus pour exiger la libération immédiate des véhicules bloqués.
Présent sur les lieux, le coordonnateur de l’Association des Jeunes Exploitants Artisanaux pour le Développement et le Progrès Socio-Économique du territoire de Watsa a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de tracasseries administratives. Selon lui, les véhicules immobilisés auraient déjà été soumis aux contrôles requis aux postes de Boh et d’Aungba, rendant leur blocage au pont Kibali injustifié. Il accuse certains agents de chercher à soutirer de l’argent aux opérateurs économiques.
Face à ces allégations, cet acteur de la société civile appelle les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de contrôle et à lutter contre les abus afin de garantir la transparence dans la mobilisation des recettes publiques.
Jusqu’à présent, le service mis en cause n’a pas réagi malgré les tentatives de contact. Son droit de réponse reste toutefois réservé.
Au-delà des perturbations observées, cette situation met en évidence des défis persistants liés à la gouvernance locale et à la régulation des services publics. Si ces pratiques venaient à se confirmer, elles pourraient non seulement freiner les activités économiques, mais également entamer davantage la confiance des usagers envers les institutions censées encadrer et sécuriser les échanges dans la région.
La rédaction