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Mambasa : l’état civil alerte sur la faible déclaration des enfants autochtones à Mayuano

Le service de l’état civil dans le village Mayuano, chefferie de Babila-Bakwanza, dans le territoire de Mambasa, en Ituri, tire la sonnette d’alarme. En effet, moins de la moitié des enfants issus des communautés autochtones sont enregistrés dans le délai légal prévu par la loi congolaise.

L’information est livrée par Kembabo Diabo Juvenal, préposé de l’état civil de la deuxième chambre basée dans le groupement Bapwele, au village Mayuano. Il précise que cette faible déclaration fragilise la situation administrative de nombreux enfants, privés d’un document fondamental attestant leur existence légale.

Pour l’officier de l’état civil, l’acte de naissance constitue la porte d’entrée vers l’exercice des droits civiques et sociaux. Sans ce document, l’enfant peut rencontrer des obstacles lors de l’inscription scolaire, de l’obtention de pièces officielles ou dans d’autres démarches administratives.

Le constat est particulièrement préoccupant au sein des communautés autochtones, notamment pygmées, où le taux d’enregistrement reste inférieur à 50 %. À l’inverse, certaines communautés non autochtones installées à Mayuano et dans les villages environnants affichent une meilleure régularité dans la déclaration des naissances.

Au-delà des naissances, l’enregistrement des décès demeure également faible dans la juridiction. Les services de l’état civil évoquent un déficit d’information sur l’importance statistique et administrative de cette formalité.

En revanche, les mariages civils connaissent une évolution positive, avec un engagement croissant des jeunes couples à officialiser leur union devant l’autorité compétente.

Toutefois, l’insécurité persistante dans plusieurs zones du territoire continue de perturber le fonctionnement normal des services publics. Des déplacements de populations compliquent le respect des délais légaux pour l’enregistrement des faits d’état civil.

Face à ces défis, les responsables de l’état civil appellent à une intensification des actions de sensibilisation communautaire et à un appui accru des autorités pour améliorer l’accès de tous les enfants à une identité légale.

Roger KAKULIRAHI

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