
Une attaque attribuée aux rebelles ADF a fait une dizaine de morts ce mercredi sur le site minier de Kikundo, situé à la frontière entre Mununze (territoire de Beni, Nord-Kivu) et Nziapanda-Bela (territoire de Mambasa, Ituri). L’information a été confirmée par Jean‑Paul Paluku Manzekele, président de la société civile locale, qui précise que les fouilles se poursuivent dans la brousse pour retrouver d’autres victimes éventuelles.
Selon plusieurs sources concordantes, des combattants armés ont pris d’assaut le site minier de Kikundo, au nord du village de Mununze, dans la localité de Bapakombe-Pendekali, groupement Baswagha-Madiwe. Des orpailleurs présents sur les lieux ont donné l’alerte après avoir aperçu les assaillants. Quelques heures plus tard, des tirs nourris ont été entendus dans la zone de Byango, qui marque la limite entre Mununze et Nziapanda-Bela.

Le bilan officiel n’a pas encore été communiqué par les autorités administratives et militaires. La société civile insiste que le nombre de victimes reste provisoire, en attendant une confirmation des services compétents.
À la suite de cette attaque, les agglomérations de Mununze, Nziapanda-Bela et Makeke se sont progressivement vidées de leurs habitants. Un important mouvement de population a été observé en direction de la Route Nationale n°44, axe Beni–Mangina, où les civils cherchent refuge.
Cette nouvelle incursion illustre la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC. Les zones minières et frontalières apparaissent comme des cibles privilégiées des assaillants, accentuant la vulnérabilité des habitants et provoquant des déplacements massifs. La société civile locale appelle à une vigilance accrue et à un renforcement des opérations militaires pour mettre fin à ces violences.
Mwanamolo Kambula à Mangina