
Un document présenté comme un message officiel du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières fait état d’une mesure d’interdiction des activités de plusieurs formations politiques en République démocratique du Congo (RDC). Parmi les partis concernés figurerait le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), associé à l’ancien président Joseph Kabila, ainsi que douze autres formations politiques.
Daté du 15 octobre 2026, le document porte la signature attribuée à Shabani Lukoo Bihango, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur. Il est adressé à plusieurs hautes autorités du pays, notamment à la Présidence de la République, à la Primature, aux services de sécurité et à la Police nationale congolaise.
Douze autres formations politiques concernées
Outre le PPRD, le document mentionne douze autres formations politiques dont les activités seraient visées par cette mesure. Il s’agit notamment du Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), de Piste Émergence, de l’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), de l’Union démocratique africaine originelle (UDA ORGI), du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR) et de l’Alliance des travailleurs pour le développement (ATD).
La liste comprend également le Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEL), le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), l’Union des patriotes congolais (UPC), l’Action pour la dignité du Congo et son peuple (ADCP), la Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (COFEDEC) et les Actions alternatives pour la renaissance du Congo (AARC).
Des instructions adressées aux services compétents
Dans son contenu, le message invite les destinataires à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’exécution de la mesure annoncée. Il prévoit notamment la cessation des activités des formations politiques concernées dans leurs juridictions respectives.
Si elle est officiellement confirmée, cette mesure pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement des partis concernés et sur le paysage politique congolais.
Une décision dont l’authenticité reste à vérifier
Toutefois, l’authenticité du document, sa base juridique ainsi que les modalités d’application de cette éventuelle interdiction restent à confirmer auprès des autorités compétentes.
Les réactions des partis politiques cités et les éventuelles précisions du ministère de l’Intérieur permettront de mieux comprendre la portée de cette mesure et ses conséquences sur la vie politique en RDC.
Élie Mariboyi