
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et les difficultés économiques, l’école demeure l’un des rares espaces de stabilité pour de nombreux enfants à Beni (Nord-Kivu). Au-delà de sa mission éducative, elle joue également un rôle essentiel dans la préservation de l’équilibre émotionnel et social des élèves affectés par les violences.
Selon Mumbere Mahamba Jean-Paul, enseignant au Lycée Mwandu de Beni, plusieurs apprenants portent encore les séquelles psychologiques liées au climat d’insécurité qui a marqué la région ces dernières années.
« Certains élèves présentent des signes de frustration, un manque de concentration en classe et parfois une perte d’estime de soi », explique-t-il.
Face à cette situation, les enseignants tentent d’adapter leur approche pédagogique afin d’apporter un soutien moral et psychologique aux élèves. Des initiatives telles que des causeries éducatives, des groupes d’écoute et un accompagnement individualisé sont progressivement mises en place pour aider les enfants à exprimer leurs difficultés et à retrouver confiance en eux.
Pour Mumbere Mahamba Jean-Paul, l’école doit jouer un rôle plus large dans la reconstruction sociale des enfants vivant dans des zones touchées par les conflits.
Il plaide ainsi pour l’intégration, dans les programmes scolaires, des notions de résilience, de vivre-ensemble et de confiance en soi, afin de mieux préparer les élèves à surmonter les traumatismes et à contribuer à la construction d’une société plus apaisée.
Dans une région où les défis sécuritaires et sociaux restent importants, l’école apparaît ainsi comme un pilier essentiel pour accompagner les jeunes générations vers un avenir plus stable.
Rédaction