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Beni : le bureau de l’ANR incendié à Butuhe, une attaque armée signalée à Kabénete

Le groupement Malio, en chefferie des Bashu, territoire de Beni, a connu une nuit particulièrement agitée après l’incendie, mardi 11 août 2026 au matin, d’un bureau abritant les services de l’Agence nationale de renseignement (ANR) et du renseignement militaire à Butuhe.

Vers 7h30, un incendie présenté comme criminel a ciblé ce bâtiment situé dans l’agglomération de Butuhe, chef-lieu du groupement Malio, sur l’axe Butembo-Butuhe-Cantine. Selon les premières informations, l’un des agents venait d’ouvrir les portes du bureau pour commencer le travail lorsqu’il s’est éloigné de quelques mètres. Il a ensuite été alerté par des habitants du voisinage de la présence de flammes dans le bâtiment.

Des personnes non autrement identifiées sont soupçonnées d’être à l’origine de cet incendie visant une installation abritant des services de sécurité de l’État. Les circonstances exactes de l’acte ainsi que l’ampleur des dégâts restent à déterminer.

La situation sécuritaire s’est par ailleurs tendue dans la même zone au cours de la nuit. Vers 23h30, des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus à Kabénete, toujours dans le groupement Malio.

Selon un témoin cité dans cette zone, le camp des Maï-Maï UPLC installé à Kabénete aurait été pris pour cible avant d’être incendié par des hommes armés non identifiés. Les motifs de cette attaque demeurent inconnus et aucune information officielle n’était encore disponible au moment de la rédaction.

Ces détonations ont provoqué un mouvement de panique parmi les habitants. Plusieurs familles auraient quitté leurs domiciles pour se mettre à l’abri dans des endroits considérés comme plus sûrs.

Réagissant à l’incendie du bureau des services de sécurité à Butuhe, la Société civile Force Vive de la RDC, noyau de la chefferie des Bashu, a condamné fermement cet acte.

« Nous condamnons cet acte de vandalisme contre les services de sécurité. Nous appelons les autorités compétentes à mener des enquêtes sérieuses pour retrouver les criminels qui doivent être punis conformément à la loi », a déclaré Maître Maombi Kahongya, président de la Société civile de la chefferie des Bashu.

Pour cette structure citoyenne, la multiplication de tels incidents contre les installations de l’État et la persistance des violences armées risquent d’alimenter la psychose au sein de la population et d’affaiblir davantage le dispositif sécuritaire dans la région.

Elle appelle ainsi les autorités compétentes à diligenter des enquêtes afin d’établir les responsabilités, identifier les auteurs de ces actes et renforcer la sécurité autour des installations publiques ainsi que dans les zones affectées par ces incidents.

La situation sécuritaire dans le groupement Malio reste suivie de près. Des informations complémentaires sont attendues pour préciser les circonstances de l’attaque signalée à Kabénete et l’évolution de la situation sur l’axe Butembo-Butuhe-Cantine.

Thanks-Aiglon Mukanda Paluku

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