
Le Directeur général du Fonds national des réparations des victimes (FONAREV), Patrick Fata Makunga, conduit le mercredi 12 août une délégation officielle à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cette mission d’itinérance vise à évaluer l’état d’avancement et la mise en œuvre des différents projets financés par le FONAREV en faveur des communautés et des personnes victimes des conflits armés en République Démocratique du Congo.

Au cours de cette mission, la délégation s’est notamment rendue à l’Hôpital général de référence de Beni, où des équipements destinés à la salle d’accouchement réhabilitée ont été remis aux autorités sanitaires.
À cette occasion, Patrick Fata Makunga a lancé un message d’espoir aux victimes des conflits armés, assurant que le gouvernement congolais reste déterminé à poursuivre les actions de réparation et à accompagner les victimes dans leur processus de reconstruction.
« Ceci fait partie du programme de réparation que nous appelons les mesures provisoires urgentes. À Beni, nous n’avons pas encore procédé à l’identification formelle des victimes et, comme le besoin est là, la situation est urgente. Il est donc important, avant de procéder aux phases formelles de l’identification, de voir déjà dans quelle mesure on peut venir en aide à tous ces compatriotes qui, contre leur gré, sont victimes de cette guerre d’agression et des terroristes qui continuent à perturber notre quotidien », a déclaré le DG du FONAREV.
Patrick Fata Makunga a également rassuré les victimes sur l’engagement de l’État à poursuivre les interventions en leur faveur.
« Je voudrais dire à ces victimes, partout où elles sont, et à celles qui sont ici, que l’État ne vous a pas oubliées. C’est pour ça que nous sommes là aujourd’hui. Le FONAREV est la manifestation de la volonté politique exprimée au plus haut niveau », a-t-il ajouté.
Prenant la parole au nom du personnel soignant de l’Hôpital général de référence de Beni, le médecin directeur, Dr Jérémie Muhindo, a salué cet appui. Il a appelé à une utilisation rationnelle et responsable des équipements et de l’ambulance mise à la disposition des structures sanitaires, au bénéfice de la communauté.
« Au nom de l’Hôpital général de référence de Beni, nous exprimons notre reconnaissance pour leur disponibilité, leur accompagnement et leur collaboration. Nous formulons le vœu que cette ambulance soit utilisée de manière rationnelle, responsable et exclusivement au service de la nation et de la communauté bénéficiaire, conformément à sa destination », a-t-il déclaré.
De son côté, le Dr Kasereka Nzala Esaï, représentant l’Hôpital général de référence d’Oicha, s’est réjoui de la réception de l’ambulance médicalisée destinée à son établissement. Il a rappelé le rôle important joué par cette structure dans la prise en charge des victimes des violences liées aux conflits.
Selon lui, l’hôpital d’Oicha constitue un important centre de prise en charge pour les populations déplacées et les victimes des violences armées.
« Pendant le projet, nous avons soigné beaucoup de personnes qui ont été victimes des affres de la guerre. Il s’agit notamment des blessés par arme à feu, mais également des femmes victimes de violences sexuelles », a-t-il expliqué.
La mission s’est poursuivie par la visite de plusieurs infrastructures financées par le FONAREV dans différents secteurs.

Dans le domaine de l’éducation, la délégation s’est rendue sur le site de l’École primaire Mapendano, construite dans le cadre des réparations collectives en faveur des communautés affectées par les conflits.

Dans le volet de l’autonomisation économique, elle a également inspecté le chantier de construction du marché communautaire de Ngongolio. Cette infrastructure est notamment destinée aux femmes victimes ayant bénéficié de kits pour développer des activités génératrices de revenus et renforcer leurs moyens de subsistance.

À travers ces différentes interventions, le FONAREV entend répondre aux besoins urgents des victimes des conflits armés, tout en contribuant à leur reconstruction, à leur autonomisation et à l’amélioration de leurs conditions de vie.
La rédaction