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Beni : Mangina frappée par deux attaques en 48 heures, près de 14 civils tués

La commune rurale de Mangina, territoire de Beni, a été durement touchée par une nouvelle attaque armée attribuée aux rebelles ADF dans la soirée du mercredi 15 juillet 2026. Vers 19h30, des assaillants venus du côté ouest ont ouvert le feu dans le bloc Ntobili, quartier Makukulu. Le bourgmestre Nicolas Kambale Kikuku rapporte un bilan provisoire de près de dix civils tués, parmi lesquels des enseignants et des enfants, ainsi que plusieurs blessés. L’un des blessés graves a été transféré à l’Hôpital général de référence de Beni pour des soins d’urgence.

La population, prise de panique, a fui dans plusieurs directions. Dès les premières heures du jeudi 16 juillet, un important mouvement de déplacement était observé : de nombreux habitants ont pris la route Mangina–Beni pour se mettre à l’abri, tandis que des départs étaient également signalés vers le village de Kalibo et d’autres localités environnantes. La psychose demeure vive dans plusieurs quartiers, où le système communautaire dit “ochera” est utilisé pour alerter en cas de menace.

Cette attaque survient moins de 24 heures après celle du mardi 14 juillet, qui avait visé les quartiers Home et Kalunga, toujours à Mangina. La société civile locale, par la voix de Muongozi Vunyatsi, avait confirmé un bilan provisoire de quatre morts, plusieurs blessés et des personnes portées disparues. Les assaillants avaient incendié des maisons et une moto, accentuant la peur dans la commune. La société civile avait exhorté les autorités militaires à renforcer la sécurité et demandé à la population de demeurer vigilante.

En rappel, la commune voisine de Mulekera, en ville de Beni, avait également été frappée par deux attaques successives les 13 et 14 juillet 2026. La première incursion avait visé la cellule Mbutaba, quartier Matembo, ainsi que le quartier Sayo, causant des pertes en vies humaines. Le lendemain, une nouvelle attaque avait été enregistrée dans la cellule Mapemba, au lieu-dit Carrière, toujours à Sayo. Ces violences avaient semé la panique à Mundubiena, provoquant des déplacements massifs, avant qu’une accalmie relative ne soit observée grâce au renforcement sécuritaire.

Ces attaques rapprochées dans Mangina et Mulekera portent le bilan provisoire à près de 20 morts en moins de quatre jours, sans compter les blessés et les disparus. Elles traduisent la persistance de l’insécurité dans le territoire de Beni, où la société civile appelle à un renforcement urgent des dispositifs sécuritaires et à une vigilance accrue de la population.

Justin Mupanya

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