
Un homme soupçonné par des habitants d’être impliqué dans une affaire présumée d’empoisonnement a échappé de peu à la justice populaire, mardi 1er septembre 2026, à Visiki-Centre, dans le groupement Baswagha-Madiwe, territoire de Beni. Au même moment, le bilan des décès liés à cette situation est passé à huit, selon des sources locales.
Le nommé Mbusa Katsoro Joachim, âgé de 36 ans et résidant à Visiki Latin, a été pris à partie par des habitants de Visiki-Centre. Il était soupçonné d’être impliqué dans la vague de cas d’empoisonnement présumé rapportés ces derniers jours dans cette partie du territoire de Beni.
Face à la tension, les autorités sont intervenues pour éviter le pire. Mbusa Katsoro Joachim a été évacué vers Mabalako, chef-lieu du groupement Baswagha-Madiwe, où il a été placé sous la protection des services de l’ordre.
Les autorités locales précisent toutefois qu’aucun élément de preuve tangible ne permet, à ce stade, d’établir son implication dans cette affaire. Les accusations portées contre lui restent donc à vérifier dans le cadre des enquêtes.
La société civile appelle au calme
Contacté par Radio Oasis Congo, Justin Paluku Kavalami, président des Forces vives de la Société civile du groupement Baswagha-Madiwe, appelle la population de Visiki au calme et à la vigilance.
Il condamne fermement toute tentative de justice populaire et invite les habitants à privilégier les voies légales.
Selon lui, toute personne soupçonnée dans cette affaire doit être maîtrisée vivante et remise aux autorités compétentes, afin de permettre aux services habilités de mener les investigations et d’établir les responsabilités.
La société civile demande également que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette série de malaises et de décès attribués, pour l’instant, à une présumée intoxication alimentaire.
Le bilan passe à huit morts
Pendant ce temps, la situation sanitaire continue de susciter l’inquiétude à Visiki.
Un huitième décès a été enregistré. Il s’agit de Mzee Kaliso, décédé à Butembo après y avoir été transféré pour recevoir des soins médicaux appropriés.
Des sources locales indiquent que plusieurs autres personnes présentant des symptômes similaires ont également été évacuées vers Butembo pour une meilleure prise en charge.
Des patients commencent à se rétablir
Malgré le bilan préoccupant, certaines personnes prises en charge connaissent une évolution favorable.
Ir. Baraka Syathaghalene, rapporteur adjoint des Forces vives de la Société civile du groupement Baswagha-Madiwe, confirme que certains patients transférés à Butembo ont commencé à recouvrer leur état de santé.
Dans ce contexte, la société civile appelle la population à éviter les accusations non fondées et tout recours à la violence. Elle encourage les autorités sanitaires et sécuritaires à poursuivre les investigations afin de déterminer les causes exactes de cette situation et les éventuelles responsabilités, alors que la psychose gagne une partie de la population de Visiki.
Thanks-Aiglon Mukanda Paluku