
À la veille de la fête nationale du 30 avril, le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) alerte sur une situation jugée intolérable : pour la troisième année consécutive, les enseignants sont invités à célébrer cette journée symbolique sans avoir perçu leurs salaires.
Le secrétaire permanent du SYECO, Benito Mughaso Kamate, estime que cette réalité prive les enseignants de toute possibilité de fêter dignement avec leurs familles. Il souligne que cette précarité persistante est à l’origine des grèves récurrentes dans le secteur éducatif, rappelant que « l’enseignant est un fonctionnaire de l’État et a droit à une vie décente ».

Le syndicat dénonce un décalage entre les appels officiels à la célébration et les conditions réelles de vie des enseignants, qui peinent à subvenir aux besoins essentiels de leurs ménages. Il s’interroge sur la pertinence de convier ces derniers à festoyer alors qu’ils sont privés de leurs droits fondamentaux.
Face à ce constat, le SYECO appelle le gouvernement à régulariser rapidement les salaires et à améliorer durablement les conditions socio-économiques des enseignants. Pour le syndicat, il en va non seulement de la dignité de ces professionnels, mais aussi de la stabilité du système éducatif en République démocratique du Congo.
En l’absence de mesures concrètes, la célébration du 30 juin risque une nouvelle fois de se dérouler dans un climat de frustration et de colère au sein du corps enseignant.
Justin Mupanya