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Historique ! L’Espagne est championne du monde 2026 et rejoint les grandes nations du football

L’Espagne est au sommet du football mondial. La Roja a remporté la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à l’Argentine (1-0 après prolongation), dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 juillet, au terme d’une finale intense disputée à New York. Seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud en 2010, la sélection espagnole décroche ainsi une deuxième étoile et rejoint la France et l’Uruguay parmi les nations doubles championnes du monde.

Présentée comme un duel entre le champion d’Europe et le champion du monde en titre, cette affiche opposait également deux générations symbolisées par Lionel Messi et Lamine Yamal. Mais malgré les attentes, les deux stars ont été parfaitement muselées tout au long de la rencontre.

Dès le coup d’envoi, l’Espagne a imposé sa maîtrise du ballon grâce à un milieu de terrain dominateur composé de Rodri, Fabian Ruiz et Dani Olmo. Lamine Yamal s’est procuré la première occasion du match, avant que Mikel Oyarzabal et Marc Cucurella ne mettent également à contribution Emiliano Martinez. Solide défensivement, l’Argentine a toutefois résisté jusqu’à la pause, malgré une nette domination espagnole.

Au retour des vestiaires, les hommes de Luis de la Fuente ont accentué leur pression. Dani Olmo, Ferran Torres, Pedri, Pau Cubarsí, Aymeric Laporte et Nico Williams se sont successivement heurtés à un Emiliano Martinez impérial, auteur de plusieurs arrêts décisifs. L’Argentine, privée de Lisandro Martinez puis de Cristian Romero sur blessure, a terminé le temps réglementaire à dix après l’expulsion d’Enzo Fernandez dans les arrêts de jeu.

En supériorité numérique durant les prolongations, la Roja a finalement trouvé l’ouverture à la 106e minute. Sur un centre de Pedro Porro, Nico Williams a remis de la tête pour Ferran Torres, dont la reprise puissante sous la barre a offert le seul but de la finale. Malgré une ultime réaction de l’Albiceleste, l’Espagne a conservé son avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Au-delà du trophée collectif, plusieurs récompenses individuelles sont revenues aux Espagnols. Rodri a été élu meilleur joueur du tournoi, tandis qu’Unai Simón a reçu le gant d’or du meilleur gardien après n’avoir concédé qu’un seul but durant toute la compétition. Le défenseur Pau Cubarsí a été désigné meilleur jeune joueur.

Le Français Kylian Mbappé termine meilleur buteur de cette Coupe du monde avec dix réalisations, alors que son compatriote Michael Olise s’adjuge le titre de meilleur passeur grâce à sept passes décisives.

Avec ce sacre, l’Espagne prolonge également sa série d’invincibilité à 38 matchs consécutifs, établissant un nouveau record pour une sélection européenne ou sud-américaine. À seulement 19 ans, Lamine Yamal entre lui aussi dans l’histoire en devenant le premier joueur de moins de 20 ans à remporter à la fois le Championnat d’Europe et la Coupe du monde.

Du côté argentin, la déception est immense. À l’issue de la rencontre, le sélectionneur Lionel Scaloni, très ému, a laissé planer le doute sur son avenir à la tête de l’Albiceleste, tout en rappelant avec fierté le parcours exceptionnel de son équipe depuis son sacre mondial de 2022. L’Espagne, elle, ouvre une nouvelle page de son histoire en confirmant son retour au premier plan du football mondial.

Remias Sumaïli

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