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Ituri : le CJI dénonce la faible implication des médias locaux dans la riposte contre Ebola

Le Collectif des journalistes de l’Ituri (CJI) déplore la faible participation des médias locaux dans les activités de communication et de sensibilisation liées à la riposte contre la maladie à virus Ebola. L’organisation appelle les responsables de la riposte à renforcer leur collaboration avec les professionnels des médias.

Le Collectif des journalistes de l’Ituri (CJI) monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de faible implication des médias locaux dans la lutte contre la maladie à virus Ebola en Ituri.

Dans une déclaration rendue publique à cette occasion le lundi 31 Août, le CJI estime que les médias locaux constituent un maillon essentiel dans la réponse aux épidémies, notamment à travers l’information, la sensibilisation et la lutte contre les rumeurs et les fausses informations.

La déclaration a été lue par Rachidi Koudra, porte-parole du CJI, qui a insisté sur l’importance d’associer davantage les professionnels des médias aux différentes activités de riposte.

Selon le CJI, les médias locaux disposent d’une connaissance approfondie des réalités communautaires et sont mieux placés pour adapter les messages de sensibilisation aux préoccupations de la population.

« Les médias locaux jouent un rôle important dans l’information et la sensibilisation de la population, la prévention de la maladie ainsi que la lutte contre les rumeurs et les fausses informations », souligne le collectif.

Toutefois, le CJI déplore que les journalistes locaux participent peu aux activités organisées dans le cadre de la riposte contre Ebola. Il dénonce également l’utilisation de certains travaux produits par des médias sans l’autorisation préalable de leurs auteurs.

Pour le collectif, cette situation nécessite une collaboration plus étroite entre les équipes de riposte et les professionnels des médias afin de garantir une communication efficace, crédible et adaptée au contexte local.

Un délai de 72 heures accordé aux responsables de la riposte

Face à cette situation, le CJI annonce avoir accordé un délai de 72 heures aux responsables de la riposte contre Ebola afin d’engager un dialogue avec les professionnels des médias.

L’objectif, précise-t-il, est de trouver des mécanismes permettant une meilleure implication des médias locaux dans les activités de sensibilisation, d’information et de riposte contre la maladie à virus Ebola.

À défaut d’une réponse dans le délai fixé, le CJI indique qu’il se réserve le droit de prendre des dispositions nécessaires pour dénoncer publiquement cette situation et exiger une implication effective des médias locaux dans les activités de riposte.

Le collectif appelle ainsi les différents acteurs de la lutte contre Ebola à privilégier la collaboration avec les médias locaux, considérés comme des partenaires indispensables pour atteindre efficacement les communautés et renforcer la diffusion d’informations fiables.

Thanks-Aiglon Mukanda Paluku

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