
Les travaux de réhabilitation de la route Kikingi–Mwenda, en chefferie des Watalinga, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), demeurent à l’arrêt depuis plusieurs mois, suscitant l’inquiétude des populations locales. Lancé à la suite du plaidoyer du député national Enock Batsotsi Nyamwisi, le projet n’a permis la réhabilitation que d’une vingtaine de kilomètres avant son interruption, sans communication officielle sur les raisons de cet arrêt.

Face à cette situation, le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du secteur de Ruwenzori, Meleki Mulala, appelle à une reprise rapide des travaux. Il estime que la réhabilitation complète de cet axe est essentielle pour désenclaver plusieurs villages, notamment Kikingi et Baniangala, faciliter la circulation des personnes et des marchandises, et renforcer les échanges économiques dans cette partie du territoire de Beni.
« Si cette route est achevée, elle favorisera des échanges commerciaux bénéfiques entre les communautés et contribuera également à accroître les recettes de la province », a déclaré Meleki Mulala.
L’acteur de la société civile sollicite l’implication du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général Evariste Kakule Somo, afin d’obtenir la relance du chantier. Il invite également l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) à apporter son appui à ce projet, qu’il considère comme stratégique pour les populations vivant à proximité du Parc national des Virunga.
Pour les habitants des Watalinga, la reprise des travaux représente un véritable espoir. Ils estiment qu’une route praticable contribuerait non seulement au développement socio-économique de la région, mais aussi à réduire les difficultés liées à l’enclavement, dans une zone longtemps affectée par l’insécurité.
La Rédaction