
L’Association pour la promotion des droits des enfants et des femmes vulnérables (APDEF-Irumu) alerte sur des faits de violences qui auraient été commis par des militaires des FARDC contre des civils lors des activités de salongo dans le groupement Bandavilemba, en chefferie des Walese-Vonkutu, territoire d’Irumu.
Selon l’organisation, un habitant de Ndalya identifié sous le nom de Katembo Sekanabo aurait été victime de violences de la part de militaires FARDC, jeudi 6 août 2026, dans le village de Byane.
L’APDEF affirme que la victime aurait été soumise à des actes de torture pendant les heures consacrées au salongo. Ses cheveux auraient notamment été rasés à l’aide d’une machette.
Un autre incident aurait également été enregistré dans le village d’Idohu. D’après la même source, des militaires FARDC auraient tiré plusieurs coups de feu alors que des habitants procédaient au recouvrement des « jetons » liés aux activités de salongo.
L’APDEF demande l’ouverture d’une enquête
Face à ces accusations, le coordonnateur de l’APDEF-Irumu, Christophe Munyanderu, condamne ce qu’il qualifie de comportements « inhumains » à l’égard de la population civile.
L’organisation estime que les opérations de salongo ne devraient pas donner lieu à des violences ou à des traitements dégradants envers les habitants, même dans le contexte particulier de l’état de siège.
« Le salongo ne constitue aucune infraction au droit congolais », soutient l’APDEF, qui appelle les militaires au respect des droits fondamentaux des civils.
L’organisation demande par ailleurs que toute la lumière soit faite sur ces incidents et que les éventuels responsables répondent de leurs actes devant la justice.
Aucune réaction officielle des autorités militaires n’a, pour l’heure, été rapportée concernant ces accusations. Une enquête indépendante permettrait d’établir les circonstances exactes des faits dénoncés et les responsabilités éventuelles.
Remias Sumaïli