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Mambasa – Liberté de la presse : deux organisations dénoncent l’interpellation du journaliste Roger Kakulirahi

L’interpellation du journaliste Roger Kakulirahi, survenue ce dimanche à Mayuano dans la chefferie de Babila Bakwanza, continue de susciter de vives réactions. Deux organisations, les Journalistes Amis de la Nature (JAN) et l’ONGDH Protection Plus, ont publié des communiqués distincts dénonçant ce qu’elles qualifient d’atteinte grave à la liberté de la presse.

Selon les informations recueillies sur place, le journaliste, membre de JAN et collaborateur de la chaîne B-ONE, effectuait des prises de vues lorsqu’il a été brièvement interpellé par un officier de la Police Nationale Congolaise (PNC). Les organisations affirment que cette interpellation s’est déroulée en dehors de tout cadre légal, alors que le journaliste exerçait son métier dans le respect des lois de la République.

Les Journalistes Amis de la Nature considèrent cet acte comme une violation du droit du public à l’information. Ils rappellent que la Constitution garantit la liberté de la presse et exigent des autorités policières qu’elles respectent les droits fondamentaux des professionnels des médias. L’association appelle également à une enquête indépendante sur les circonstances de l’incident et sur les allégations d’exploitation illégale du bois dans la zone concernée.

De son côté, l’ONGDH Protection Plus dénonce une arrestation arbitraire et un abus de pouvoir. L’organisation affirme que le commandant à second de la PNC de Mayuano, identifié comme Moke, aurait ordonné la privation de liberté du journaliste de 7h00 à 17h30. Elle demande l’intervention de l’Auditorat militaire pour que l’officier réponde de ses actes devant la justice et invite la hiérarchie policière à prendre des mesures disciplinaires.

Les deux organisations réaffirment leur attachement à la protection des journalistes et à la liberté de la presse, qu’elles considèrent comme des piliers essentiels de l’État de droit. Elles annoncent qu’elles resteront vigilantes face à toute tentative d’intimidation ou de restriction du travail des professionnels des médias.

« Toucher à un journaliste dans l’exercice de ses fonctions, c’est porter atteinte au droit de toute une communauté à être informée », souligne le communiqué de JAN.

La Rédaction

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