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RDC : la Cour de cassation reporte au 27 juillet le procès FRIVAO impliquant Constant Mutamba et Chançard Bolukola

La Cour de cassation a décidé de renvoyer au 27 juillet l’examen du dossier lié au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). L’audience de ce lundi, qui concernait l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et l’ancien coordonnateur intérimaire du fonds Chançard Bolukola, s’est limitée à des débats de procédure.

Le président de la composition, le magistrat Jean Ubulu, a expliqué que ce renvoi vise à donner aux prévenus le temps nécessaire pour consulter le dossier et préparer leur défense avec leurs avocats. Cette décision est intervenue après des échanges tendus entre les différentes parties, le ministère public insistant sur la gravité des faits reprochés, tandis que les avocats des prévenus réclamaient le respect des droits de la défense.

Le FRIVAO, créé pour indemniser les victimes des exactions de l’armée ougandaise en RDC, notamment à Kisangani, est au cœur de soupçons de détournement de plusieurs millions de dollars. Les fonds, censés réparer les préjudices subis par les populations civiles, auraient été gérés de manière opaque, alimentant des accusations de corruption et de mauvaise gouvernance.

Constant Mutamba, déjà cité dans d’autres affaires financières, rejette les accusations et dénonce ce qu’il qualifie de « procès politique ». Il a comparu dans un état de santé fragile, transporté par ambulance, mais a tenu à assister à l’audience pour « défendre la vérité ». De son côté, Chançard Bolukola affirme que certains décaissements litigieux ont été effectués sur instruction directe de Mutamba.

Cette affaire est suivie de près par les victimes de Kisangani et par la société civile, qui réclament une gestion transparente des fonds et une réparation effective des préjudices. Les observateurs estiment que le procès FRIVAO constitue un test majeur pour la justice congolaise dans sa lutte contre l’impunité et la corruption.

Mutamba a demandé que les audiences soient retransmises en direct sur la RTNC afin de garantir la transparence et d’informer les victimes. Les organisations de défense des droits humains appellent, elles, à une procédure équitable et à une décision exemplaire pour restaurer la confiance dans les institutions judiciaires.

Justin Mupanya

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